Pourquoi votre TPE ne suffit pas
Un TPE de comptoir sait faire une seule chose : lire une carte qu'on lui présente. Puce, sans contact, piste magnétique, peu importe, mais la carte est là. Dès qu'un client vous dicte son numéro au téléphone ou saisit sa carte sur votre site, la carte est absente. Dans le jargon monétique, on parle d'une transaction « carte non présente », et votre contrat de base ne la couvre pas.
C'est là qu'intervient le contrat VAD, parfois appelé contrat d'acceptation à distance ou, chez certaines banques, option VAD sur un contrat monétique existant. Il change deux choses : la banque accepte de traiter ces transactions, et elle vous facture le risque qui va avec. Parce que oui, une carte qu'on ne voit pas, c'est une carte qu'on peut contester plus facilement.
Deux variantes cohabitent, et la distinction compte pour la suite :
- VAD « classique » : le professionnel saisit lui-même la carte, transmise par téléphone, fax ou courrier. Pas d'authentification du porteur. C'est ce qu'on appelle aussi le mode MOTO (mail order, telephone order).
- VADS, vente à distance sécurisée : le client saisit sa carte sur une page de paiement et s'authentifie via 3D Secure. La responsabilité en cas de contestation bascule alors vers la banque du porteur.
Beaucoup d'agences ne proposent plus que la seconde. Si votre activité repose sur des commandes prises au téléphone, il faut le dire dès le premier rendez-vous, sinon vous ressortirez avec un contrat inutilisable.